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  • Les villages

La province de Vientiane ne doit pas être confondue avec la municipalité de Vientiane, qui est la capitale du Laos. Ces deux juridictions étaient autrefois réunies jusqu’en 1989, date à laquelle elles se sont séparées.

Située au nord-ouest du Laos, la province de Vientiane confine avec la province de Sayabouli à l’est, la province de Luang Prabang au nord, la province de Xiangkhouang au nord-est, la province de Bolikhamxay à l’est, et la municipalité de Vientiane. La ville de Phonehong, située à environ 70 kilomètres au nord de la capitale Vientiane, est la capitale de la province.

Le district dispose d’un sol fertile adapté à la culture des plantes et à l’élevage du bétail, avec un système d’irrigation pour 45% des rizières. Le district est une zone semi-urbaine à rurale et il existe une forte disparité entre les villages et les familles du district. La malnutrition est toujours une menace rampante pour les ménages vulnérables qui n’ont pas de terre ou de force de travail.

Le district de Toulakhom est une zone sujette aux inondations, dont la plus récente, en 2020, a détruit plus de 2 800 hectares de terres agricoles et a gravement affecté les populations de 26 villages.

Les populations qui sont confrontées à ces menaces ne peuvent pas assurer leurs moyens de subsistance, sont incapables de couvrir leurs besoins de base avec un impact négatif conséquent sur la qualité de vie des ménages, les femmes étant les premières victimes de ce cercle vicieux. En outre, les villageois pauvres se tournent vers des activités illégales telles que le braconnage, qui est en partie responsable de la dégradation de la biodiversité, de l’extinction d’espèces sauvages et de l’émergence de nouvelles maladies (ex. COVID-19).

  • Les femmes

Le projet favorisera l’autonomisation des femmes. Les activités seront conçues pour bénéficier aux femmes et l’équilibre entre les sexes sera intégré dans l’ensemble du projet.

Les femmes rencontrent des difficultés pour accéder aux services de santé ou d’agriculture. En outre, les canaux d’information dominés par les hommes, les contraintes de mobilité, l’emplacement des services et une répartition rigide et hiérarchique des tâches entre les sexes sont des facteurs clés qui empêchent les femmes de participer aux activités du projet et aux décisions familiales. En identifiant les principaux obstacles, nous pouvons stratégiquement les cibler, les minimiser et les traiter dans le cadre du projet. Pour garantir que les femmes dans les milieux ruraux puissent bénéficier également de cette intervention, nous adopterons des approches participatives lors de l’évaluation des besoins des agriculteurs, et les femmes seront spécifiquement invitées. Nous organiserons des réunions, des formations et d’autres activités dans des lieux accessibles aux femmes, aussi proches que possible de leur domicile, et nous leur apporterons un soutien pour les aider à renforcer leur confiance en elles. L’amélioration du pouvoir des femmes est l’une des étapes nécessaires à la lutte contre les inégalités et à l’obtention d’un bien-être durable dans les communautés rurales. Une analyse de genre sera menée pour déterminer la participation égale des femmes et de leurs familles au projet. Au Laos, les traditions d’héritage matrilinéaire sont toujours suivies, mais la structure sociale peut offrir aux hommes une position plus visible. Cependant, le pouvoir socio-économique des femmes au sein de la famille joue un rôle majeur dans la prise de décision du ménage. En transformant les femmes en gestionnaires d’entreprise, nous leur donnons une chance d’acquérir le rôle de décideur au sein de leur famille.